Jules Galliotdesign & ingénierie produit · indépendant Me contacter
Planche de boutique : « Découvrez des associations selon les causes qui vous touchent le plus », deux téléphones montrant l’écran Découvrir et la liste d’une cause. Planche de boutique : « Trouvez des associations autour de vous avec la carte des Assos », un téléphone montrant la carte de la région parisienne semée de repères. Planche de boutique : « N’ayez plus peur de donner », un téléphone montrant l’écran de don, avec les mentions 100 % sécurisé et associations certifiées. Planche de boutique : « Suivez l’actualité de vos associations préférées », un téléphone montrant une publication d’association avec sa photo.

Spring

Président et fondateur · produit, technique, commercial
avril 2020 → avril 2024 · Paris · 8 prix et programmes

Le 1er réseau social consacré entièrement au monde associatif.

Le point de départ

Une association sans site ni budget de communication est invisible, y compris pour les gens qui habitent la rue d’à côté et qui donneraient volontiers. Le don en ligne existe déjà — formulaires, plateformes, cagnottes. Ce qui manque n’est pas le paiement, c’est ce qui vient avant et après : comment trouver, et pourquoi revenir.

Spring est un réseau social spécialisé dans le monde associatif. On y découvre des structures, on leur donne, on les suit ensuite. Application mobile en Flutter sur base Firebase, société incubée à Station F et à Agoranov, lauréate de huit prix et programmes.

Ce qui suit couvre le projet en entier : le produit, ce qui le finance, ce que la loi impose à qui touche à l’argent des dons, et comment on va chercher des clients.

Découvrir · recherche et causes
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Trouver une association

Le problème de départ n’est pas de donner, c’est de savoir à qui. Une association sans site ni budget de communication est introuvable, même quand elle agit dans la rue d’à côté.

Trois entrées coexistent. La recherche est indexée par Algolia, ce qui la rend tolérante aux fautes et instantanée. Les douze causes servent d’entrée à ceux qui ne cherchent pas un nom.

Carte solidaire · Mapbox
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La carte des associations

Une association locale se cherche géographiquement. La carte affiche les structures autour du donateur, avec leurs thèmes, et ouvre la fiche sans changer d’écran.

Pour les entreprises, c’est l’écran qui rend le mécénat local concret : elles voient ce qui existe autour de leurs bureaux avant d’orienter le budget de leurs salariés.

Don · Stripe, Apple Pay, Google Pay
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Donner en trois écrans

Le paiement repose sur Stripe Connect : chaque association a son propre compte connecté et reçoit ses dons dessus, sans que la plateforme les encaisse à sa place. Côté donateur, Apple Pay, Google Pay ou la carte ; les montants sont proposés plutôt que saisis, l’adresse est demandée parce que le reçu fiscal l’exige, et le récapitulatif montre le détail avant validation.

Le modèle tient dans cet écran. Une contribution volontaire à la plateforme s’ajoute au don, affichée, chiffrée et modifiable. Ni commission cachée sur le don, ni frais à la charge de l’association.

Connect porte aussi les portefeuilles : chaque compte en a un, où sont crédités les dons pré-payés reçus d’un employeur, et depuis lequel ils sont dépensés.

Accueil · fil personnalisé
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Le fil, et l’art de faire revenir

Un don isolé n’engage personne, et la rétention est le problème connu des applications de don : on donne une fois, puis on oublie. L’accueil est donc un fil, construit à partir des associations suivies, où les structures publient depuis l’application.

Au-dessus, un classement mensuel. Un like, un commentaire, un premier don, un parrainage rapportent des points. Les récompenses sont des tickets solidaires — des dons pré-payés à offrir : le mécanisme de rétention alimente l’objet du produit au lieu de s’en détourner.

Les notifications passent par des campagnes Firebase Messaging, ciblées plutôt que diffusées à tous.

Messagerie · donateur ↔ association
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Parler directement

Une association qui reçoit un don ne sait rien de qui donne, et un donateur qui a une question n’a que le formulaire de contact d’un site qui n’existe pas.

La messagerie instantanée règle les deux. C’est aussi ce qui fait la différence entre une plateforme de collecte et un réseau : la relation continue après le paiement.

Fiche association · Firestore
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La fiche, et ce qu’il y a derrière

Tout converge vers cette page : la présentation de la structure, ses dernières publications, et le bouton qui déclenche le don. C’est la seule page que l’on partage, et donc celle qui devait être la plus rapide.

Aucun serveur applicatif à maintenir. Les données vivent dans Firestore, et ce que chaque compte a le droit de lire ou d’écrire est écrit dans les règles de sécurité de la base plutôt que dans l’application — le seul endroit qu’un client mobile ne peut pas contourner.

Le reste est automatisé en Cloud Functions : indexation vers Algolia, écritures de paiement, notifications, tâches périodiques. Crashlytics remonte les plantages du parc réel. Plus de vingt mille lignes de Dart, une quarantaine de paquets, publiés sur l’App Store et Google Play.

Ce qui a été livré

  • RechercheIndexation Algolia des associations, synchronisée depuis Firestore.
  • CarteMapbox et API Google : associations géolocalisées, fiche ouverte sur place.
  • PaiementStripe, Apple Pay, Google Pay, carte. Portefeuilles virtuels par compte.
  • Tickets solidairesDons pré-payés, personnalisés, offerts puis dépensés dans l’application.
  • RéseauFil personnalisé par les suivis, publication, likes, commentaires, partages.
  • MessagerieConversations directes entre donateurs et associations.
  • ParrainageSystème de référencement reliant chaque invitation à son émetteur.
  • BaseFirestore et règles de sécurité écrites côté base, pas côté client.
  • AutomatisationCloud Functions et API : indexation, paiements, tâches périodiques.
  • NotificationsCampagnes Firebase Messaging ciblées.
  • QualitéCrashlytics sur le parc réel, deux systèmes.
  • PublicationTests et déploiement sur l’App Store et Google Play.

Flutter · Firebase Firestore, Auth, Cloud Functions, Messaging, Crashlytics · Stripe · Algolia · Mapbox · iOS et Android

20 000+lignes de Dart écrites
40+paquets intégrés
12causes pour entrer dans le catalogue
2boutiques, iOS et Android

L’équipe

Le projet a commencé seul. Une alternante en communication et stratégie digitale est arrivée la première, puis deux stagiaires en stage long. Un point d’équipe deux fois par semaine, les concours et les présentations préparés et passés ensemble.

Le développement s’est appuyé en parallèle sur des freelances à distance, jusqu’à trois en même temps. Ma part : découper le travail et relire chaque livraison, pour qu’une application écrite par trois personnes à distance reste cohérente d’un écran à l’autre.

Le logo Spring et la signature « le réseau solidaire », à côté d’un téléphone incliné affichant la feuille verte de l’application.
L’offre mécénat telle qu’elle était présentée aux entreprises.
Le tableau de bord d’impact, livrable de fin de campagne.

Le virage vers l’entreprise

Trois ans de produit grand public ont fini par donner une réponse claire : les gens donnent, mais une plateforme ne vit pas d’une contribution volontaire. En tirer un revenu suppose du volume, et le volume suppose un budget d’acquisition que le don ne finance pas.

Le client payant était ailleurs. Une entreprise a un budget de mécénat — annuel, voté, et souvent dépensé sans conviction. Le chiffre qui ouvrait chaque rendez-vous : 61 % des salariés français se décrivent comme engagés en tant que citoyens, 15 % le sont dans leur cadre professionnel. L’écart est le marché.

L’entreprise achète des tickets solidaires — des dons pré-payés — et les offre à ses collaborateurs, qui choisissent eux-mêmes l’association. Le budget devient un geste individuel au lieu d’un virement anonyme, et l’entreprise récupère un rapport d’impact qu’elle peut publier.

Le produit a bougé avec. Les tickets solidaires sont nés de ce virage : un don pré-payé qu’une entreprise achète et distribue, crédité au portefeuille du collaborateur, dépensé par lui sur l’association de son choix. Il a fallu construire l’achat côté entreprise, la distribution, le portefeuille, la dépense, et le ticket imprimé à QR code pour les événements. Le classement et ses récompenses s’y sont branchés ensuite.

Ce qu’une entreprise achète vraiment, c’est le retour. Un tableau de bord Databox, alimenté par les données de la plateforme, lui donnait le suivi de l’engagement de ses collaborateurs et les chiffres qu’elle pouvait publier dans son rapport d’impact — la contrepartie visible d’un budget de mécénat.

Côté commercial : un site écrit pour l’acheteur et non pour le donateur, HubSpot en CRM, et Brevo pour les campagnes, branché à la fois sur le site et sur Firebase — un utilisateur de l’application et un prospect ne faisaient pas deux fichiers séparés.

Agrément, conditions d’exercice, vigilance : la page qui rassurait les acheteurs.

Ce que la loi imposait

Collecter de l’argent pour le compte de tiers ne se fait pas librement. Spring Social Tech a été immatriculée Intermédiaire en Financement Participatif à l’ORIAS, sous le numéro 22001527, ce qui suppose de satisfaire les quatre conditions d’exercice contrôlées par l’ACPR : honorabilité, capacité professionnelle, assurance de responsabilité civile professionnelle, garantie financière.

S’y ajoute la lutte contre le blanchiment. Chaque association est identifiée et vérifiée avant de pouvoir recevoir un euro, et chaque relation fait l’objet d’un scoring. Ce n’est pas une case à cocher : c’est un parcours d’inscription entier, des documents à collecter, un état de compte à tenir dans la base.

Cette contrainte a façonné le reste — reçus fiscaux, traçabilité des flux, conformité au règlement européen sur les données. Elle est aussi ce qui rendait l’offre défendable devant un directeur financier : c’est la planche qui décidait si la conversation continuait.

Ce qui a manqué : le calendrier

Vendre à une entreprise prend six à douze mois. Il faut trouver le budget, convaincre la RSE, passer les achats et le juridique, et souvent attendre l’exercice suivant pour signer.

Ce virage a été pris après trois ans passés à construire le produit grand public. La trésorerie se comptait alors en mois, le cycle de vente en trimestres. La réorientation était juste — c’était le bon client, la bonne offre, et le produit y répondait presque sans modification. Elle est simplement arrivée trop tard pour être menée jusqu’à sa première vraie saison commerciale.

Spring Social Tech a été dissoute en 2024. Le produit tournait, l’agrément était obtenu, les prix étaient gagnés. Ce qui manquait tient en une phrase : un modèle trouvé assez tôt pour avoir le temps de faire ses preuves.

Ce que quatre ans laissent

Avoir tenu le produit, le code, la conformité et le commercial en même temps, et savoir lequel des quatre coûte vraiment cher.

Ce qu’une fonctionnalité coûte après sa livraison. Un paiement n’est pas une intégration : ce sont des reçus fiscaux, des litiges, une comptabilité, un agrément à tenir. Quand un client décrit une fonctionnalité, j’entends maintenant ce qu’elle va coûter à maintenir, à faire certifier et à vendre — pas seulement à écrire.

La question du client payant se pose avant celle du premier écran. Un produit grand public peut très bien fonctionner et ne financer personne. C’est devenu la première question du cadrage, avant les fonctionnalités et avant les maquettes.

Le cycle de vente fait partie du plan de trésorerie. Vendre à une entreprise prend deux à trois trimestres. Un modèle qui vise ce client doit être choisi avec cette durée devant soi, pas derrière.

Et quatre ans passés dans le monde associatif. Comment une petite structure décide, ce qu’elle peut absorber comme outil, ce qu’elle ne lira jamais, et à quel moment la conformité devient un argument plutôt qu’une charge. C’est ce qui rend les projets d’intérêt général plus rapides à cadrer aujourd’hui.

Un produit à porter de bout en bout ?

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